LA RONDE / QUATUOR (2016)

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Photo Delphine Micheli

LA RONDE / QUATUOR

C’est une ronde à quatre corps. Ce sont quatre corps liés par des gestes réciproques et revenants. C’est une ronde où tournent les faces, les dos, les mouvements, comme une frise de temps à la surface d’un vase. La ronde, c’est l’espace que prend le temps pour changer un corps en un autre corps. Chaque corps déroule dans le corps suivant la danse d’un corps commun autour d’un trou de mémoires.

A round dance with four bodies. Four dancers who link through reciprocal and reverting gestures. A round dance with faces, backs and movements spinning like a timeline on a vase. A round dance is the space that time needs to transform one dancer into the next. Each one unfurls into the next following a shared dance around a lapse of memory.

La partition de la Ronde se présente comme une étrange horlogerie, faites d’unissons et de canons qui ne suivent pas la cadence d’une mesure mais l’allure d’une entente, concorde respiratoire qui lie les corps et en soutient les élans. Le temps de la ronde n’est pas un nombre mais un fluide, il coule de corps en corps comme une matière vive, un roulis entre le déjà et le encore, une durée vécue dans les transferts du poids. Une course est projetée au devant d’un pas suspendu. Un mouvement expire loin après l’arrivée du geste. Le temps de la ronde est débrayable : selon qu’elles vont à l’unisson ou en canon, les figures lancées dans la ronde tournent plus vite ou plus lentement que le passage des corps dans la suite des gestes. Parfois même, il me semble les voir à rebours, comme ces roues de véhicules qui tournent à l’envers au cinéma. Affaire de vitesses de l’œil, sans doute. La danse, je peux me contenter de l’avoir à l’œil lorsque je suis du regard les évolutions spatiales d’un corps. Mais je peux aussi l’avoir dans l’œil, quand mon regard devance ou retarde les mobiles, lance des accélérations dans les pauses, retient des étapes dans les flux, quand la ronde me fait voir que voir est une danse. Alors elle soulève au devant des gestes actuels une nuée de mouvements virtuels, que j’émule ou que je simule dans l’ivresse des métamorphoses ; une ronde d’épiphanies que je danse en surcroît de la ronde que je vois. »

Mathieu Bouvier, septembre 2016

Distribution

Conception, chorégraphie: Yasmine Hugonnet
Danse: Jeanne Colin, Audrey Gaisan Doncel, Yasmine Hugonnet, Killian Madeleine
Lumières: Dominique Dardant
Costumes: Tania D’Ambrogio
Regards & Replays: Ruth Childs
Invité: Mathieu Bouvier
Attaché de diffusion: Jérôme Pique
Administration : Virginie Lauwerier
Soutien administration: Marianne Caplan

Production:

Production: Arts Mouvementés
Coproductions: Théâtre Sévelin 36 Lausanne, Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis
Résidence de création et partenaire: Mains d’Œuvres St-Ouen
Résidence de création: Théâtre Sévelin 36 Lausanne
Accueils Studio: Briqueterie du Val de Marne, Centre National de la Danse Pantin, Centre culturel suisse à Paris, Arsenic – Centre d’Art scénique contemporain
Soutiens: Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Bourse de la Société Suisse des Auteurs pour la Création Chorégraphique, Pro Helvetia – Fondation Suisse pour la culture, Fondation Ernst Göhner, Fondation Nestlé pour l’Art, La Loterie Romande.

Yasmine Hugonnet est artiste associée au Théâtre Sévelin 36 (2015 − 2017) et bénéficie du programme YAA !, YoungAssociated Artist, développé avec Pro Helvetia.

DATES 

  • 6-7 Février 2016: Première Suisse

Festival Les Printemps de Sévelin, Théâtre Sévelin 36, à Lausanne, Suisse

  • 26-27 Mai 2016: Première Française

Dans le cadre des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, en collaboration avec Mains d’Œuvres – Saint-Ouen, France

  • 22 Juin 2016 : Première Italienne

Biennale de Venise, Italie

PRESSE: