SE SENTIR VIVANT (création 2017)

 

« Se Sentir Vivant » 

Esthétique de la dissociation

 

VENTRILOQUIE- PAROLE IMMOBILE – ENGASTRIMYTH

C’est une pièce qui met en scène une femme. Une femme qui s’adresse au public

A elle même aussi, et surement à d’autres absents.

Pour parler…. Pour parler de ce qui nous anime.

Pour entendre sa propre voix résonner hors de son corps.

Pour parler de l’endroit d’où l’on parle.

De ce qui est en train de parler dans nous.

Pour dériver entre les multiples couches des discours qui traversent.

Pour parler de la séparation et du lien: Séparation de la vie, de la mort, de l’amour, de sa propre image et substance …

Voix du ventre, voix des yeux, voix de la main, voix de la bouche…

 

Le discours à une continuité dans la performance et dans la présence mais pas particulièrement par le texte. Le flux du discours se déplace du geste, à une parole ventriloque, à une expression de visage, à une respiration, à une posture, à un son, un chant, une question … Cela s’articule avec une dynamique très vive, activant, ou stoppant ce qui sort, ou entre…ce qui s’anime ou s’éteint…

 

Comment sait-on qu’on est vivant?

Quelles sont nos stratégies quotidiennes pour se mettre en contact avec nous même ? On se regarde, on se touche, on se parle sans articuler les mots, une voix à l’intérieur.

C’est cet espace d’écoute particulière qu’offre la ventriloquie. Une voix se déplace sans sembler affecter le sujet qui l’a produit. Elle vient du dedans et semble être indépendante, avoir son propre corps. On peut entendre les pensées fugaces et traversantes.

 

Se sentir vivant…

Être là, se tenir debout, prendre la parole. Est-ce le désir qui nous tient debout ?