LES PORTE-VOIX (création 2022)

LES PORTE-VOIX

Cabaret ventriloque – récit vocal et chorégraphique

Un projet de Yasmine Hugonnet

Création DU 9 au 13 novembre 2022 / Théâtre de Vidy – Lausanne (Suisse)

photo : Anne-Laure Lechat

Les Porte-Voix

Chorégraphie, conception Yasmine Hugonnet

Avec Matthieu Barbin, Ruth Childs, Madeleine Fournier, Yasmine Hugonnet

Collaboration artistique et composition musicale Michael Nick
Conception scénographie et costumes Nadia Lauro

Collaboratrice à la dramaturgie Stéphanie Bayle

Regards & replay Jeanne Colin

Assistantes Lisa Vilret, Sarah Bucher

Direction technique Adrien Gardel
Création Lumières Dominique Dardant

Régie Plateau Sonya Troillet 

Réalisation scénographie Nadia Lauro, Charlotte Wallet, Mickael Leblond, Marie Maresca, Nino Podalydès

Réalisation costumes Théâtre Vidy-Lausanne
Administration/production 
Violaine DuPasquier
Diffusion/production
 Jérôme Pique

Assistante de production Lauren Dällenbach

Collaboration et coordination des Jeux de Perceptions Charlotte Imbault

Chargée de médiation des Jeux de perceptions Margaux Monetti

Réalisateur du film Jeux de perceptions Mathieu Bouvier

Textes Extraits de Le Ventriloque, Ou l’Engastrimythe, Abbé de la Chapelle. Extraits de conférences et textes de Claudine Cohen. Yasmine Hugonnet. 

Traduction Sarah-Jane Moloney

Photos Anne-Laure Lechat

Production
Arts Mouvementés

Coproduction

Théâtre Vidy-Lausanne ; Théâtre St Gervais (Genève) ; LAC Lugano Arte Cultura ; Centre de culture ABC (La Chaux-de-Fonds), ADN — Danse Neuchâtel ; Place de la Danse CDCN (Toulouse) ; La Briqueterie CDCN Val de Marne ; Atelier de Paris CDCN

Soutiens

Projet lauréat Label+ romand – arts de la scène 2020 ; Pro Helvetia – Fondation Suisse pour la Culture ; Corodis ; Loterie Romande ; Société suisse des auteurs (SSA) ; Fondation suisse des interprètes (SIS). La compagnie Arts Mouvementés bénéficie d’un conventionnement conjoint avec le Canton de Vaud et la Ville de Lausanne.

Partenaires actions de médiation et de soutien à la relève  / Jeux de perceptions

Plateforme 10 ; MCBA Lausanne ; Théâtre Sévelin 36 ; Théâtre Vidy-Lausanne ; ADN – Danse Neuchâtel & Laténium, Parc et musée d’archéologie de Hauterive (NE) & Lycée Blaise Cendrars, La Chaux-de-Fonds ;  Théâtre St Gervais (Genève)

Résidences

La Briqueterie CDCN; Atelier de Paris CDCN; Ménagerie de verre Paris; Centre National de la Danse (Pantin); Théâtre Vidy-Lausanne

Calendrier Prévisionnel de tournée

  • 9-13 novembre 2022 –  Théâtre Vidy-Lausanne  (Création) (5 représentations)
  • 8 au 11 décembre 2022 – Théâtre St Gervais – Genève (CH) (4 représentations)
  • 14-15 mars 2023 – Atelier de Paris CDCN – Paris / Biennale de danse du Val-de-Marne (La Briqueterie) (FR)  (2 représentations)
  • 23-24 mars 2023 – Centre de culture ABC – La Chaux-de-Fonds & ADN — Danse Neuchâtel (CH)  (2 représentations)
  • Automne 2023 – LAC – Lugano (CH) 

Tour à tour oracle et possédé·e, poète spirite ou magicien·ne fascinant·e, le·la ventriloque, littéralement la voix du ventre, impressionne. Yasmine Hugonnet explore avec malice son histoire dans un cabaret ventriloque et dansé intitulé Les Porte-Voix .

Comme dans un jeu de poupées russes, une voix se cache dans un corps et raconte l’histoire d’un autre corps. Et ces corps “habités”, ces corps “réceptacles”, résonnent particulièrement avec l’histoire du corps des femmes. 

Le projet s’accompagne d’un travail de médiation et de soutien à la relève intitulé Jeux de Perceptions, qui a donné naissance à un film, un blog dédié, ainsi qu’à d’autres actions de médiation auprès des publics amateurs et professionnels. 

• INTRODUCTION

La création s’adresse à chacune et chacun, lecteur·rice·s et interprètes des signes du monde que nous sommes toutes et tous. Les quatre interprètes des Porte-Voix évoluent dans un espace poétique et ouvert, créé par l’artiste scénographe Nadia Lauro. Le projet se construit autour de multiples scènes, dansées, parlées et chantées, des espaces de solitude ou de chœur.

L’oralité des Porte-Voix naît à la croisée des langages physiques et verbaux. Elle (dé)joue le rapport entre une chose et son nom, un geste et un mot qui créent peut-être une nouvelle image.

Les signes produits (mots, gestes, expressivité) sont séparés dès qu’il y a  « parole immobile », qui est une forme de ventriloquie : une parole qui surgit sans visage qui l’exprime et sans adresse. Alors les signes entrent dans un jeu de cohésion ou d’entrechocs les uns avec les autres, ils se cachent et se montrent dans un tissage mobile, dans une forme de flottement ou même de danse du « sens ».

Ce spectacle explore aussi les sources de la ventriloquie, à travers notamment la figure presque mythique, archaïque, de l’oracle : une forme de Porte-Voix du divin ou des morts, à l’image de la Pythie de Delphes. Le corps ventriloque, corps-médium parfois décrit comme « possédé » a en effet, historiquement, un statut particulier. Celles et ceux dont le corps est comme hanté·e·s par de « l’étranger » ont été admirés ou craints selon la perception de l’époque.

Par exemple, l’Abbé de La Chapelle* était un mathématicien français du XVIIIe siècle qui contribué à l’Encyclopédie, a inventé le mot « scaphandre » et a publié en 1772 « le Ventriloque, ou l’engastrimythe ». Il y décrit la ventriloquie comme « dangereuse » car elle aurait l’étrange pouvoir de « faire apparaître ». Or selon lui, une apparition véritable ne peut-être que miraculeuse – il suggère ainsi de distinguer les vraies des fausses et trompeuses « apparitions ».

La question est finalement : quelle place avons-nous pour nous laisser surprendre, pour inviter en nous de nouvelles images ? Le projet s’intéresse à l’imaginaire et aux mythes et à ce qu’ils véhiculent. L’exemple de nos représentations de la Préhistoire est par exemple assez explicite : pourquoi les femmes y sont-elles invisibilisées, les rôles sociaux déterminants ayant été très souvent attribués aux hommes dans de nombreuses fictions, conçues dès le XIXe par des savants ou des artistes masculins. 

Claudine Cohen, spécialiste de l’histoire de la paléontologie et des représentations de la Préhistoire, a brillamment montré ce biais masculin dans nos représentations de la vie préhistorique : le projet est nourri d’échanges avec cette chercheuse de renom qui elle aussi ce que nous voyons dans ce que nous regardons, ce que nous écoutons dans ce que nous entendons. La ventriloquie permet de mettre en jeu, sur scène, cette danse de nos perceptions que nous pouvons remettre en mouvement.

 • INTENTIONS ARTISTIQUES 

Toucher aux éléments de la construction d’une identité : pour en prendre conscience, pouvoir les déconstruire et jouer d’eux. 

Les quatre interprètes de Porte-Voix forment un chœur de « je » qui se situe dans une langue multiple, tout aussi actuelle qu’ancienne, à la croisée de tous les langages. Cette langue de plusieurs corps, de plusieurs voix est celle de la ventriloquie. Elle donne plusieurs sens, éclaire sur nos constructions mentales, dépasse les schémas préconçus et ouvre une voie jusque-là inconnue. 

À la lecture de A Cultural History of Ventriloquism de Steven Connor, la première figure de la ventriloquie est celle de la Pythie à Delphes. Une femme-oracle devient le médium de la parole des dieux. Elle se tient au-dessus d’une falaise, dont les vapeurs remontent au travers même de son corps entrant dans son vagin et ressortant par sa bouche. 

Un point de départ pour Les Porte-Voix, mais aussi une continuité dans la volonté de poursuivre les recherches entreprises pour Chro no lo gi cal (2018), pièce qui donne à voir le mouvement de la parole, la voix voyageant à travers différents corps. 

« Je suis intéressée par un endroit de travail à la frontière du spirituel et du politique où nous pouvons, avec humour, aborder des questions liées au féminisme, à la crise climatique, à l’amour, à la difficulté d’imaginer une organisation sociale dans un partage des richesse… Le travail sur le texte devra être réalisé en amont et sera composé d’un mélange de collectes et d’inventions. Le texte sera retravaillé pour devenir une langue ventriloque, c’est-à-dire une langue spécifique. »        

                                                                                                                       Yasmine Hugonnet, novembre 2019.

Les Porte-Voix est une pièce qui repose sur plusieurs données. 

Les Porte-Voix s’articule autour du concept très concret de littéralement porter la voix, c’est-aussi bien la sienne que celle d’un·e autre, celle d’un collectif, d’un nous. 

C’est un récital dont la composition est organisée en diverses séquences, ou chansons avec des thématiques particulières à chaque fois. Le quatuor des Frères Jacques peut être une référence comme forme de composition qui entre mêle le sens des mots et des signes chorégraphiques.

C’est l’idée de travailler des voix aux timbres qui sont proches. Comment se fondre en un chœur tout en gardant des moments d’individualisation ? Le corps d’une personne n’est pas seulement l’auteur de la parole, il est en est l’émetteur, le récepteur, l’écho, et bien sûr parfois, la source. Nous sommes d’abord un cœur. D’une personne à l’autre, la matière chorégraphique et vocale est l’expression même de la circulation de la parole et de l’émotion entre les interprètes. Une succession de mots résonne : échos, relais, déformation graduelle, traductions en plusieurs langues qu’il s’agisse de langues parlées, langues signées ou gestuelles. 

C’est un travail sur les effets concrets de l’organisation de notre perception. La ventriloquie et les pratiques chorégraphiques d’isolation de Yasmine Hugonnet, en permettant de rendre visible et de matérialiser la perturbation sur l’organisation de notre perception sont des outils qui, par détours et décentrages constants, travaillent sur l’agissement de notre perception. Que se passe-t-il si quelqu’un·e est bougé·e et parle avec une voix qui n’est pas la sienne ? Si une main parle ? Si un geste résonne d’un corps à un autre ? 

INTENTIONS CHORÉGRAPHIQUES 

Photo : Anne-Laure Lechat – « Se Sentir Vivant » de Yasmine Hugonnet (2017)

Mon corps est une forme dans l’espace, qu’il soit passif ou animé de volonté
Mettre sa conscience là où l’on ne produit rien
Localiser et délocaliser
Laisser se déplacer le mouvement du visible, à l’invisible de vos sensations ou de votre imaginaire Habiter ce que je produis sans volonté 

Alimenter la volonté et l’oubli en même temps
Résister au changement tout en laissant changer une part de soi Visiter toute posture, sans discrimination
Articuler ce qui se meut entre le visible et l’invisible

Décider de ne pas bouger le corps ou l’une de ses parties est un acte fort, car il suspend le visible et provoque par la résistance physique engagée une autre activité dynamique, comme une réponse du corps et de la pensée. C’est dans ce dialogue entre production et réception, entre le visible et l’invisible, que j’aime à expérimenter. J’envisage le spectacle comme un espace de lecture de notre propre perception, du temps, de l’espace, du corps et des langages humains. 

Mes outils pour parvenir à créer cette dynamique :

  • La Parole Immobile (forme de ventriloquie qui est née de la recherche chorégraphique du Récital en 2014) 
  • La posture (situation formelle, expressive, psychologique, survivance de l’histoire et des représentations du corps humain)
  • Le mouvement (mouvement visible et mouvement invisible)
  • La durée
  • Le corps hétérogène ( corps questionné dans les polarité́ de visible invisible, de passif actif, et dans la hiérarchisation de ses parties). 

Les notions que je viens de nommer ci-dessus sont les bases de ma pratique chorégraphique, elles s’appliquent de manière indifférenciée à l’usage du geste pour le corps, pour le visage et aussi pour l’émission de la voix. 

Avec Les Porte-Voix, je souhaite aller plus loin qu’auparavant pour émettre une langue, une oralité spécifique issue de cette diversité très riche de langage dont disposent les humains. Cette envie vient après les diverses explorations de la ventriloquie dans mes précédentes pièces dont je peux ici tramer l’évolution schématisée : 

  • Voix chantée invisible dans un corps figure pour Le Récital des Postures ; 
  • Juxtaposition de 2 langages : signes gestuels réalisés avec les mains en rapport à un alphabet de mots et fictions textuelles créées dans l’état d’immobilité totale, pour La Traversée des Langues ; 
  • Vie séparée du visage ou d’autres parties du corps tout en s’appropriant un texte classique : l’ouverture de la Divine Comédie de Dante en trois langues pour Se Sentir Vivant ;
  • Voix qui circulent entre plusieurs corps et dans l’espace pour Chro no lo gi cal.

Je souhaite entrer dans les modalités dynamiques de cette langue, en travaillant à mieux élaborer comment cette langue parcourt le corps en apparaissant soit en mots, soit en expressions soit en gestes. Tout ceci se trame bien évidemment dans une série très rapide de rebonds et déplacements. Il faut traquer les tressaillements qu’elle émet dans le corps ! Mais il s’agit aussi de préciser les enjeux sémantiques et thématiques qu’elle adresse. 

• CHOIX ESTHÉTIQUES & INTENTIONS DRAMATURGIQUES 

J’ai déjà explicité beaucoup de désirs et d’intentions précédemment ; peut-être puis-je ici nommer mon plaisir du mystère, d’une beauté étrange et imprégnée d’humour. J’apprécie le mélange de sources qui se préfigure dans le projet entre des voix antiques ou actuelles, jeunes ou âgées. Ainsi que la dimension postmoderne de collage qui va vibrer dans le contraste entre l’esthétique conceptuelle de l’actualité et de la préhistoire. Pour terminer, j’aimerais réaffirmer que le spectacle a cette merveilleuse capacité de nous réunir en assemblée, et c’est dans l’ambivalence entre le Récital et le véritable rituel que je souhaite nous embarquer. 

Comment dépasser la construction de notre modèle sociétale empreint de dominations ? Une fine connaissance historique de notre passé révèle les stéréotypes et les schémas de notre époque. À l’exemple des recherches de Claudine Cohen, philosophe, historienne des sciences françaises et spécialiste de l’histoire de la paléontologie et des représentations de la Préhistoire : 

« Supposer que les femmes étaient plus fines et plus petites relève là encore d’une vision déformée, influencée par nos représentations actuelles. Plusieurs fossiles ont ainsi changé de sexe. C’est le cas de la Dame rouge, découverte en 1823 au Pays de Galles par William Buckland. Pour ce pionnier de la paléontologie, cela ne faisait aucun doute : le squelette était celui d’une femme, non pour des raisons anatomiques, mais parce qu’il portait un collier. On sait aujourd’hui qu’il s’agit d’un homme du Paléolithique supérieur. C’est l’inverse pour l’homme de Menton, retrouvé à Grimaldi (France) en 1872. Entouré d’offrandes – donc estimé –, il ne pouvait être que mâle. Jusqu’à ce que la science le rebaptise… Dame du Cavillon. Ce n’est là que le début d’une longue liste de préjugés à réviser. »

Source : https://www.geo.fr/histoire/prehistoire-quelle-place-pour-les-femmes-189054

Elle balaye par son savoir l’imaginaire que l’on se fait de cette période préhistorique. C’est en visitant la Grotte Chauvet 2 à Pont d’Arc, en Ardèche, l’été dernier, que j’ai découvert les mouvements critiques qui agitent actuellement la pensée de cette époque et qui bouscule nos présupposés. Ces mouvements impactent directement des questions d’actualité tels que le genre, le soin et la structure de la société. 

L’évolution des dernières découvertes en Préhistoire indique que non seulement les femmes agissaient autant que les hommes pour la communauté mais qu’elles aussi représentaient le monde en peignant dans les grottes. Il semble que les humains prenaient grand soin des personnes handicapées qui pouvaient atteindre un âge très avancé, qu’ils pratiquaient le contrôle des naissances, disposaient de beaucoup de temps pour vivre sans travailler, appréciaient des ornements d’une grande finesse… 

Les recherches actuelles confirment que les identités de genre et le modèle de société ne sont pas des invariants, mais bien des constructions. Que la manière dont nous avons jusqu’à peu mis des images sur les humains de la Préhistoire est un calque des rapports entre les genres de nos sociétés récentes. Peut-être la Préhistoire était-elle une société plus égalitaire qu’aujourd’hui, du point de vue genre et une humanité portée sur le soin plutôt que la brutalité ? 

Le fait que nous ayons besoin de réinventer de nouvelles images pour une période très ancienne comme la Préhistoire m’apparaît être un moteur très joyeux de création et d’imaginaire. C’est un terreau porteur de tant d’évidences qui n’en sont finalement pas ! À l’appui de comportements machistes, l’homme préhistorique, sauvage et dominant prêtait une main forte figurale, nous pouvons aujourd’hui à l’appui de la science construire bien d’autres imaginaires de notre héritage humain ! 

La figure originelle de la ventriloque, comme Oracle perchée sur une falaise ou dans une grotte (Connor, Dummstruck: A Cultural History of Ventriloquism) qui médiatisait la voix des dieux vers les puissants, fait également un bel écho à ce lieu-dit de la Grotte : un lieu de culte et de représentation du monde.

Photo : Anne-Laure Lechat

• INTENTIONS SCÉNOGRAPHIQUES 

La pièce Les Porte-Voix est l’occasion d’une troisième collaboration avec la scénographe Nadia Lauro qui a conçu la scénographie des pièces Chro no lo gi cal et Seven Winters. Pour Chro no lo gi cal, elle imaginé une scénographie constituée de 3 niveaux descendants, de la face vers le lointain de la scène, qui prolongent la pente du gradin public vers le lointain. C’est un paysage métaphysique, un lieu intemporel, une sorte d’architecture géothermique. Les ronds de fumée s’échappent des dessous. Poussières et petites fumées font écho à l’immatérialité des voix ventriloquées qui habitent les lieux. 

Pour Seven Winters, créé en 2020, Nadia Lauro a conçu un dispositif permettant l’apparition et la disparition. Elle a travaillé la profondeur et la vitesse pour créer un espace en dilatation, générant par son mouvement imperceptible un trouble perceptif chez le spectateur. Ce mouvement subtil est celui d’un souffle continu qui bascule le lointain de l’espace vers le spectateur. C’est un espace qui mesure le changement. C’est aussi un horizon qui se fond, du blanc au noir ou du noir au blanc. 

Pour Les Porte-Voix, Nadia Lauro souhaite poursuivre cette recherche sur la vibration comme composante active de l’architecture : un espace respirant, amplifiant, qui entre en dialogue avec les voix. En écho à l’imaginaire d’un organe portant, amplifiant la voix et les corps, elle conçoit une architecture entre roche, ossements et membrane qui dérive et re-configure à chaque instant les relations entre l’espace, les danseurs et les spectateurs.

LE SOUTIEN DE LABEL + ROMAND ET LE PROJET DE MEDIATION JEUX DE PERCEPTIONS

Lauréat du dispositif Label + Romand arts de la scène, le projet s’accompagne d’un travail de médiation et soutien à la relève intitulé Jeux de Perceptions.

Ainsi, entre janvier 2022 et juin 2022, en partenariat avec Plateforme 10, le MCBA, le Théâtre de Vidy et le Théâtre Sévelin 36, à Lausanne, la compagnie a réalisé le cycle Jeux de Perceptions.

Ce projet et d’autres propositions d’actions de médiation ont été proposés et déclinés aux autres partenaires accueillant la création :  cela pourra prendre la forme d’ateliers, de rencontres, conférences adaptés au contexte local et aux différents publics. 

Entre théorie et pratique, la science et la danse, Jeux de Perceptions est un cycle d’ateliers chorégraphiques qui intègre des conférences et invite à expérimenter et jouer avec l’œil, le poids, le geste, les œuvres et la pensée. Proposés par la chorégraphe Yasmine Hugonnet (Arts Mouvementés) pour la ville de Lausanne et pensés avec Charlotte Imbault, ces ateliers s’inscrivent dans le cadre du projet global Les Porte-Voix qui bénéficie du soutien de Label + Romand – Arts de la Scène et ont été construits avec Plateforme 10, le Musée cantonal des Beaux-Arts, le Théâtre de Vidy et le Théâtre Sévelin 36.

De février à juin 2022, à raison d’un week-end par mois, le cycle d’ateliers a proposé deux volets:

  • l’un pour tout public, le samedi, qui peut être fréquenté de manière occasionnelle jusqu’au week-end de mai. Sur inscription, 30.- l’un, 100.- la série de 5 ateliers : info@plateforme10.ch
  • l’autre pour les professionnel·le·s ou autre personne intéressée à s’engager sur l’ensemble du cycle, le samedi et le dimanche.

Le samedi, les ateliers ont lieu à l’Auditorium du Musée cantonal des Beaux-Arts et le dimanche au Théâtre Sévelin 36. 

Les 11 et 12 juin 2022, le dernier week-end du cycle Jeux de Perceptions s’est déroulé entièrement au Musée cantonal des Beaux-Arts.  Pendant deux jours, le public a été invité à entrer dans la démarche du travail chorégraphique développé par Yasmine Hugonnet accompagnée de ses collaborateurices et des artistes professionnel·les participant au cycle. Au programme : la présentation du solo La Peau de l’Espace de Yasmine Hugonnet, la projection d’un film documentaire de Mathieu Bouvier sur les précédents ateliers, une exposition des sources et ressources, un audio-guide à écouter en déambulant dans les salles du musée, et la possibilité de découvrir les Jeux de réciprocité en interaction directe avec les danseur·ses-participant·es.

Lien video – Teaser du film documentaire réalisé par Mathieu Bouvier :

Mot de passe : JDP

CREDITS 
Ce cycle a été pensé avec Charlotte Imbault et construit en collaboration avec Plateforme 10, le Musée cantonal des Beaux-Arts, le Théâtre de Vidy et le Théâtre Sévelin 36 à Lausanne, ces ateliers s’inscrivent dans le cadre du projet global Les Porte-Voix qui bénéficie du soutien de Label + Romand – Arts de la Scène. Toute la documentation relative au cycle a été collectée et éditée par Charlotte Imbault : https://jeuxdeperceptions.tumblr.com

BIOGRAPHIES

Yasmine HUGONNET – interprète et chorégraphe

Yasmine Hugonnet s’intéresse au rapport entre forme, image et sensation, à la germination de l’imaginaire, à la (dé)construction du langage chorégraphique, au processus d’incarnation et d’appropriation. Née à Montreux (Suisse) en 1979, elle vit et travaille aujourd’hui entre Lausanne et Paris. Elle grandit au Mali de 3 à 6 ans et dès son retour elle étudie la danse classique puis part à Paris à 13 ans pour intégrer le Conservatoire National Supérieur en Danse Contemporaine. En parallèle, elle s’intéresse à la danse contact, l’improvisation, le Buto et la recherche chorégraphique. Elle danse pour les chorégraphes Jean-Marc Heim (CH) en 2004-2005, Jo Strömgren (NO) en 2003- 2004 et Luc Petton (FR) en 2001. Elle intervient comme assistante du chorégraphe pour Superflux (2011) de Jean-Marc Heim et Espèces (2012) de Rosalind Crisp. Elle entreprend une recherche autour de la notion de « Présences » au sein du programme de Master en chorégraphie « Dance Unlimited » aux Pays-Bas (2003-2004). Sa réflexion sur le geste est fortement nourrie par des rencontres notamment avec Odile Rouquet, Peter Goss et Lisa Nelson. Elle crée ses propres projets chorégraphiques dès l’an 2000, d’abord au sein du collectif Synalèphe. Elle travaille à Taiwan avec des artistes non-voyants puis développe son travail personnel dès 2006. Lauréate des Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes, elle est artiste en résidence en Slovénie en 2006 où elle crée « RE-PLAY », un trio qui sera joué dans plusieurs festivals internationaux, (Impulstanz 8tensions Vienne, Temps d’Image Tanzhaus NRW Düsseldorf…), Latitude de pose un premier solo, présenté notamment au Festival Artdanthé à Paris, puis OF OTHER, A, A ! A ? AA._ des pièces de groupe, sont coproduites par Maska (SI) et la Tanzhaus NRW à Düsseldorf (DE). De 2009 à 2013 elle s’engage dans un long temps de recherche solitaire en studio. 

En 2009 elle fonde sa compagnie Arts Mouvementés à Lausanne et produit ensuite trois solos : en 2013 Le Rituel des Fausses Fleurs, en 2014 Le Récital des Postures. En 2015 La Traversée des Langues présentée aux Printemps de Sévelin dans le contexte du Programme Commun des Théâtre de Vidy et de l’Arsenic à Lausanne. Yasmine Hugonnet approfondit son travail sur le mouvement de l’attention, l’idée de la posture comme réservoir et, à travers ses processus chorégraphiques, développe une pratique de la ventriloquie. En 2015, sur une invitation de Virgilio Sieni au Collège de danse de la Biennale de Venise, elle propose le projet Le Récital des Postures Extensions, qui invite entre 7 et 20 performeurs à s’approprier la partition des 20 premières minutes du Récital des Postures. Cette performance proposée pour des espaces non-théâtraux et multi- frontaux dispose les corps à la suite, ils tracent un chemin, une colonne humaine. Chacun opère la partition selon sa propre temporalité. A partir de 2015, Yasmine Hugonnet est artiste associée pour deux ans au Théâtre Sévelin 36 à Lausanne avec le soutien de Pro Helvetia dans le cadre du projet YAA. En février 2015, Le Récital des Postures est sélectionné pour les Journées de la Danse contemporaine Suisse et, en 2016, dans le cadre de la plateforme Aerowaves. En 2016, elle crée La Ronde / Quatuor, pièce pour 4 danseurs, au Festival des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis et à la Biennale de Danse de Venise. En mars 2017, elle a présenté Se Sentir Vivant, un nouveau solo dans le cadre du Festival Programme Commun à l’Arsenic, Lausanne. En 2017, Yasmine Hugonnet reçoit le Prix Suisse de Danse (Création actuelle de danse) pour le Récital des Postures. Le solo Se Sentir Vivant est par ailleurs été sélectionné aux Swiss Dance Days à Lausanne en février 2019. A partir de 2018, elle est soutenue par le Théâtre de Vidy à Lausanne : elle créée en novembre 2018 le trio CHRONOLOGICAL, sélectionné pour une tournée en Suisse par le Fonds des Programmateurs, programmé au Festival Programme Commun (Lausanne, 2019), et en tournée en France, Italie, Belgique. En septembre 2019, crée et présente la performance in situ Extensions dans le parc Bellerive /Théâtre de Vidy avec 12 jeunes interprètes de la région lausannoise. En octobre 2019, elle débute une résidence de trois mois à Palerme dans le cadre de Palermo calling, un projet mis en place par l’Institut Suisse au Palazzo Butera. Elle y présentera plusieurs projets en collaboration avec des danseurs de la région.

En 2020 elle créé la pièce de groupe Seven Winters avec sept interprètes au Théâtre de Vidy puis en tournée au Festival d’Automne à Paris (collab. Atelier de Paris et le Centre Culturel Suisse de Paris), à la scène nationale de Besançon (coproducteur et partenaire dans le cadre du dispositif européen Interreg), et à l’ADC à Genève. En 2020, Yasmine Hugonnet est par ailleurs lauréate du Label + romand avec son projet Les Porte-Voix. En novembre 2021 elle crée le solo La Peau de l’Espace au Théâtre de Vidy, et la présente au Festival Next Arts à Valenciennes.

Yasmine Hugonnet / Arts mouvementés est actuellement conventionnée avec la ville de Lausanne et le Canton de Vaud pour une durée de trois ans, 2020-2022. 

Matthieu BARBIN – interprète

Artiste et performeur, Matthieu Barbin (FR) a collaboré auprès de Boris Charmatz, The UPSBD Marlène Saldana / Jonathan Drillet, le duo Gerard&Kelly, Liz Santoro et Pierre Godard entre autres. Invité par Hortense Archambault et Vincent Baudriller, il participe au groupe de recherche kadmos dans le cadre du festival d’Avignon 2013. Il collabore longuement avec Boris Charmatz, interprétant différentes pièces, comme Levée des conflits et Enfant, ou Manger, en 2014. Il participe également aux deux rétrospectives de l’artiste, au MoMA de New York, Three collective gestures, et à la TATE Modern de Londres If TATE Modern was Musée de la danse. En 2018, il créé sa première pièce, le solo Totemic studies, petits portraits, jouée dans de nombreux festivals. La même année il créé la performance Dans les bras de Bobby. Son travail repose notamment sur la superposition de physicalités orales, s’appuyant sur divers supports qu’il tord dans de multiples directions afin de rentrer en profondeur dans un étirement plastique des corps et des caractères traversés. Il repose également sur la possibilité laissée d’embrasser un panel large de définitions de corps absorbés et réincarnés. 

Ruth CHILDS  – interprète

Danseuse, performeuse anglo-américaine, Ruth Childs grandit aux Etats-Unis où elle étudie la danse (classique et contemporaine) et la musique (violon). Elle s’installe à Genève en 2003 pour terminer sa formation de danseuse au Ballet Junior de Genève. Elle travaille avec plusieurs chorégraphes et metteurs en scène de renom international dont Foofwa d’Imobilité, La Ribot, Gilles Jobin, Massimo Furlan, Marco Berrettini et Yasmine Hugonnet. Depuis 2015 elle réalise également un projet de re-création des premières pièces de sa tante, la chorégraphe américaine Lucinda Childs. En 2014 elle fonde l’association SCARLETT’S pour développer son travail personnel en conciliant danse, performance, film et musique. En 2018, elle crée The Goldfish and the Inner Tube en collaboration avec Stéphane Vecchione, sa première pièce scénique et en 2019 Fantasia son premier solo.

Madeleine FOURNIER – interprète

Formée au CRR de Paris et au CNDC d’Angers, Madeleine Fournier a collaboré avec différents chorégraphes et artistes visuels en France, en Allemagne, en Belgique et au Portugal, notamment Odile Duboc, Emmanuelle Huynh, Boris Achour, Loïc Touzé, Fabrice Lambert, Rémy Héritier, Léa Drouet, David Marques. Parallèlement, elle a collaboré pendant plusieurs années avec Jonas Chéreau. Ensemble ils ont créé Les interprètes ne sont pas à la hauteur, Sexe symbole (pour approfondir le sens du terme), Sous-titre, Partout, ainsi que le film 306 Manon réalisé par Tamara Seilman. En 2018 elle créé le solo Labourer ainsi qu’une forme à la fois chantée et dansée, en collaboration avec Catherine Hershey, intitulée Catherine und Madeleine : Zwei Palmitos. Son travail se développe en lien étroit avec la musique expérimentale, le chant, la danse, la performance et le végétal ce qui l’invite à collaborer avec des artistes de différentes disciplines. Elle aime observer comment le contexte : le jardin, le théâtre, la salle de concert, la galerie, le cinéma, et les codes qui y sont associés agissent et font résonner autrement la forme performative.

Michael NICK – collaborateur artistique 

Michael Nick est violoniste, compositeur et plasticien. Il collabore avec Yasmine Hugonnet pour de nombreux projets depuis 2007. Pour cette création, Michael Nick a accompagné le processus de travail, sans pour autant produire de la musique. Né à Mainz en Allemagne il commence le violon dès ses 8 ans avec Peter Heil au Peter Cornelius Konservatorium de Mainz. A l’âge de 12 ans il devient élève de composition de Erwin Amend qui était élève de Paul Hindemith. A 17 ans il quitte L’Allemagne, s’installe à Paris pour jouer avec le saxophoniste et compositeur hongrois Yochk’o Seffer (Rock Progressif) ; parallèlement il prend des cours avec Maryvonne Le Dizès (Ensemble Intercontemporain). Il collabore ensuite avec de nombreux musiciens et groupes tel que : Art Zoyd, Siegfried Kessler, David Liebman, Angélique Ionatos, Jean-Marie Machado, NOHC de Didier Petit, Pablo Cueco, Michel Doneda, Daunik Lazro, Claude Tchamitchian, Sophie Agnel, Ramon Lopez, Cesar Stroscio, Klezmer Nova, Michael Riessler, Jérome Noetinger…
QUAT NEUM SIXX / D.Lazro (saxophone), S. Agnel (piano prepare), J.Noetinger (dispositif électro-acoustique), M.Nick (violins), Gummi avec Simon Henocq, Nicolas Souchal.

Michael Nick développe ses propres projets musicaux (SatureDay, Dis Tanz, Rain Behind Eyes, Need Eden,…) et crée des musiques pour le spectacle vivant, notamment en Suisse pour les chorégraphes Yasmine Hugonnet (AAAAA solo à quatre voix, D’ICI LA, Sliding Matters, Le Rituel des Fausses Fleurs, Chro no lo gi cal), Jean Marc Heim (Superflux), également pour le marionnettiste portugais Igor Gandra (Dura Dita Dura,…), la metteur en scène française Corinne Frimas ( La campagne)… 

Nadia LAURO – conception scénographique

Nadia Lauro, scénographe et plasticienne, développe son travail dans divers contextes (espaces scéniques, architecture du paysage, musées). Elle conçoit des dispositifs scénographiques, des environnements, des installations visuelles. Ses espaces au fort pouvoir dramaturgique génèrent des manières de voir et d’être ensemble inédites. Elle collabore avec les chorégraphes et performeurs Vera Mantero, Benoît Lachambre, Frans Poesltra, Martin Belanger, Ami Garmon, Barbara Kraus, Emmanuelle Huynh, Fanny de Chaillé, Alain buffard, Antonija Livingstone, Latifa Laabissi , Jonathan Capdevielle , Laéticia Dosh, Antonia Baehr, Yasmine Hugonnet et Jennifer Lacey, avec laquelle elle co-signe de nombreux projets. Leur collaboration fait l’objet d’une publication « Jennifer Lacey & Nadia Lauro, dispositifs chorégraphiques» par Alexandra Baudelot publiée aux Presses du Réel. Elle reçoit le prix The Bessies, New York Dance and Performance Awards pour la conception visuelle de $Shot (Lacey / Lauro / Parkins / Cornell). Elle conçoit une série d’ installations/performance « Tu montes », « As Atletas », et « I hear voices » , des environnements scénarisés développés dans divers lieux (musées, foyers de théâtre, galeries, jardins) en Europe, au Japon et en Corée. Elle crée le concert-performance « Stitchomythia » en collaboration avec la compositrice electro-acoustique Zeena Parkins. Elle conçoit plusieurs dispositifs scénographiques et curatoriaux:  « La Clairière » (Fanny de Chaillé/Nadia Lauro), un environnement visuel immersif pour entendre au Centre Pompidou, 4ème édition du Nouveau festival /« Khhhhhhh » Langues imaginaires et inventées  « Garden of time », un jardin performatif pour le festival de la Cité Lausanne, 2020.Elle collabore depuis 2014 comme artiste associée au festival Extension Sauvage (Latifa Labissi / Figure Project). Elle a déjà collaboré avec Yasmine Hugonnet en concevant l’espace scénographique du spectacle Chro no lo gi cal. 

Dominique DARDANT – créateur lumières

Après avoir découvert son métier par hasard au Théâtre de Chaillot à Paris (F), Dominique Dardant a commencé à l’apprendre et l’exercer en France avant de répondre à une annonce qui l’a mené au Théâtre Populaire Romand (La Chaux-de-Fonds CH), puis dans diverses compagnies suisses, à commencer par le Théâtre pour le Moment (Bern CH), Sinopia – Ensemble de Danse (La Chaux-de-Fonds CH) et ensuite un peu partout entre Zurich et Genève (CH). Ces dernières années, après un épisode en tant que responsable technique à Expo 02, une certaine fidélité au Festival de la Cité, il a fait des rencontres intéressantes (Denis Maillefer, Philippe Saire, André Steiger, Diane Decker, Olivia Seigne, etc.) tout en continuant à travailler avec Dominique Bourquin. Entre les créations et les tournées, il arrive qu’il se retrouve à faire des mises en scène d’auteurs divers (Tsvétaïeva, Corman Auster, …). Il accompagne Yasmine Hugonnet depuis Le Rituel des Postures et a ainsi créé la lumière de ses derniers spectacles (La Traversée des langues, La Ronde, Se Sentir Vivant, Chronological).  

Stéphanie BAYLE  – collaboratrice à la dramaturgie

Après une formation au sein du Ballet Junior de Genève, Stéphanie Bayle devient l’interprète de plusieurs compagnies: Alias, Cie 7273, Cie Gilles Jobin, Rafaële Giovanola/Cocoon Dance, Tabea Martin. Elle entame, à partir de 2012, une intense et riche collaboration avec la chorégraphe Cindy Van Acker et danse dans les pièces Diffraction, Helder, Zaoum, Obvie, Speechless Voices, Without References (création 2020). Elle devient également l’assistante de la chorégraphe sur les pièces qu’elle crée pour d’autres structures (P.A.R.T.S, Ballet de Lorraine, Ballet du Grand Théâtre de Genève,…) et rejoint ainsi l’équipe artistique de Romeo Castellucci pour ses mises en scène d’opéras. En 2018, elle est interprète dans la reprise des pièces de Lucinda Childs remontées par Ruth Childs. Elle commence à développer son travail personnel et coréalise Sous le monde, performance sonore, chorégraphique et vidéo avec le collectif de musiciens Tout Bleu et l’artiste visuelle Delphine Desprès. Elle collabore également avec Louis-Clément Da Costa et le compositeur de musique électronique POL à la création de la pièce Hubbub. En 2019, elle crée son association Protagonistes et travaille à la conception de la pièce Fresque, en collaboration avec la musicienne et compositrice Simone Aubert. En 2019 elle rencontre Yasmine Hugonnet, est interprète et l’assiste pour la création de la performance Extensions au Théâtre de Vidy et rejoint la distribution de sa création Seven Winters. 

MARGAUX MONETTI – Chargée de médiation Jeux de Perceptions

Margaux Monetti est diplômée du Conservatoire de Perpignan et poursuit sa formation à l’Ecole du Ballet Junior de Genève. À sa sortie en 2011, elle est sta- giaire auprès de la Compagnie Gilles Jobin puis de celle de La Ribot à Genève. En 2012 elle intègre la Compagnie 7273 de Laurence Yadi et Nicolas Cantillon, à Genève, avec qui elle collabore encore régulièrement, et commence à coordonner et animer les ateliers Danse en famille, ateliers de mé- diation en danse contemporaine destinés aux adultes et leurs enfants mis en place par la compagnie. La même année elle crée le Collectif Woman’s Move en collaboration avec Elsa Couvreur et Iona D’Annunzio. Depuis plu- sieurs créations ont été présentées. Depuis 2014 elle travaille auprès de la Compagnie Fabienne Berger à Lausanne, Marisa Godoy à Zurich et collabore à plu- sieurs reprises avec Cindy Van Acker à Genève. Cette année elle danse auprès de Agneta&Cie de Sarah Waelchli à Genève, avec qui elle cosigne la chorégraphie. 


LISA VILRET – assistante

Lisa Vilret s’est formée au Junior Ballet d’Aquitaine à Bordeaux et à Coline à Istres. Durant sa formation Lisa interprète les créations de Mathilde Monnier, Les Ballets C de la B, Emanuel Gat, Georges Appaix entre autres. Elle travaille comme interprète et assistante pour Michel Kelemenis, Balkis Moutashar, Yasmine Hugonnet, Edmond Russo et Shlomi Tuizer, Willi Dorner, Romeo Castellucci et Cindy Van Acker, Caroline Grosjean, Audrey Bodiguel et Julien Andujar… Lisa est membre actif du groupe de performance Rhodia au sein de la scène culturelle suisse depuis 2012. En 2014, Lisa intègre la formation Royaumont dirigée par Hervé Robbe et suit la formation du Diplôme Universitaire Art, Danse et Performance à l’Université de Franche-Comté. En 2019 elle prend part à la formation d’éducatrice somatique par le mouvement – BMC Body Mind Centering et obtient l’année suivante le diplôme d’état de professeure en danse contemporaine au Centre National de la Danse à Pantin. Lisa participe à de nombreux projets pédagogiques en collaboration avec d’autres personnalités du monde de l’art comme l’artiste sonore Diane Blondeau ou la vidéaste Doria Belanger. En 2020 Elle crée avec la sociologue-chercheuse Anna Rouadjia l’association d’éducation populaire Expression des Possibles.

SARAH BUCHER – Interprète 

Après avoir pratiqué l’escalade, Sarah commence la danse contemporaine à l’âge de 19 ans. Passionnée par la scène, elle intègre en 2014 le Bachelor en danse contemporaine de la Manufacture, à Lausanne. Parallèlement à ses études, elle est interprète dans Passe de Jean-Daniel Piguet et dans in C de Mélanie Gobet. Une fois diplômée elle danse dans la création #2050 de Joszef Trefeli et Mike Winter et dans la création Normal. de la compagnie Alias. En septembre 2019 elle est invitée pour les 60 days improvisation workshop de David Zambrano au Tictac centre à Bruxelles et elle est ensuite interprète dans le projet AGE de David Zambrano. Elle est également interprète dans Extensions de Yasmine Hugonnet et dans la création LUMEN de Jasmine Morand. Elle crée ses premiers spectacles Les Bourgeoises, Sugar Sugar et Nocturnes en collaboration avec Victor Poltier.

.